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    Stratégie patrimoniale 2 septembre 2026 4 min Jérémy

    Marchand de biens : la stratégie achat-rénovation-revente sur les passoires thermiques en 2026

    Décote à l'achat, valeur verte à la revente : comment la stratégie achat-rénovation-revente sur les logements F et G fonctionne, et pourquoi repérer les bons biens tôt fait toute la différence.

    Marchand de biens : la stratégie achat-rénovation-revente sur les passoires thermiques en 2026

    À retenir

    • Un bien classé F ou G se négocie aujourd'hui avec une décote pouvant aller de 5 à 20 % par rapport à un bien équivalent mieux classé selon les zones — c'est cette marge qui structure la stratégie achat-rénovation-revente.
    • Le principe : acheter en dessous du prix de marché grâce à cette décote, financer et réaliser les travaux de rénovation énergétique, puis revendre — en bloc pour un immeuble entier, ou à la découpe — avec une étiquette DPE nettement améliorée.
    • Un logement qui passe d'une étiquette F ou G à une étiquette B ou C peut regagner de l'ordre de 15 à 27 % de valeur à la revente : c'est le principe de la valeur verte, moteur économique de cette stratégie.
    • Pour un immeuble entier en monopropriété classé F ou G, l'audit énergétique est obligatoire dès la mise en vente — un document que l'acheteur peut exploiter pour objectiver sa négociation à la baisse plutôt que le subir.
    • Le succès de cette stratégie dépend avant tout de la capacité à repérer les bons biens tôt, avant qu'ils n'arrivent sur les portails classiques où la décote s'érode déjà face à la concurrence des autres acheteurs.

    Introduction

    Depuis plusieurs années, une partie des marchands de biens a construit sa stratégie d'acquisition presque exclusivement autour des logements classés F et G. Le principe est simple à énoncer : acheter avec une décote, rénover, revendre avec une étiquette énergétique nettement améliorée. Sa mise en œuvre, en revanche, exige de bien comprendre où se situe réellement la marge — et de repérer les bons biens avant que la décote ne s'érode.

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    1 — Le principe économique : acheter la décote, revendre la valeur verte

    La décote à l'achat

    Un bien classé F ou G se négocie aujourd'hui avec une décote qui peut aller de 5 à 20 % par rapport à un bien équivalent mieux classé, selon les zones et la tension du marché local. Dans certaines villes, l'écart de prix entre un bien F ou G et un bien A ou B peut être nettement plus marqué encore sur des biens anciens comparables. C'est cette décote initiale qui finance, en partie, le coût des travaux de rénovation à venir.

    La valeur verte à la revente

    Une fois les travaux réalisés et le classement énergétique amélioré, le bien se revend avec un différentiel de prix positif : c'est la valeur verte. Un logement qui passe d'une étiquette F ou G à une étiquette B ou C peut regagner de l'ordre de 15 à 27 % de valeur à la revente, selon les zones et les configurations observées. L'écart entre le coût d'acquisition décoté, le coût des travaux, et le prix de revente valorisé constitue la marge de l'opération.

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    2 — Ce que dit la réglementation sur la vente d'un bien F ou G

    L'audit énergétique obligatoire

    La réglementation impose au vendeur la réalisation d'un audit énergétique lors de la mise en vente d'une maison individuelle ou d'un immeuble en monopropriété classé F ou G. Ce document, obligatoire avant la signature du compromis, détaille les scénarios de travaux possibles et leur coût estimé — une information que l'acheteur peut directement exploiter pour objectiver sa négociation, plutôt que de la découvrir après coup.

    Le calendrier des interdictions de location

    L'interdiction de mise en location de nouveaux baux concerne les logements classés G depuis 2025, avec une extension progressive aux classes F puis E prévue d'ici 2028 et 2034. Ce calendrier crée une pression supplémentaire sur les propriétaires actuels de biens mal classés, qui doivent arbitrer entre rénover eux-mêmes ou céder le bien — une dynamique de marché qui alimente directement l'offre disponible pour les marchands de biens.

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    3 — Chiffrer l'opération avant de s'engager

    Ne pas se fier à une estimation générique

    La rentabilité réelle d'une opération achat-rénovation-revente dépend de trois variables précises : le prix d'achat effectivement négocié, le coût réel des travaux (pas un forfait théorique), et le prix de revente réaliste au regard du marché local. S'appuyer sur des transactions comparables réelles du secteur, plutôt que sur une estimation moyenne nationale, évite de surestimer la marge avant de s'engager.

    Le rôle du chiffrage travaux dans la décision d'achat

    Un chiffrage des travaux basé sur les caractéristiques réelles du bâtiment — surface, système de chauffage, isolation existante — donne une estimation nettement plus fiable qu'un ratio au m² générique. C'est ce chiffrage qui détermine, in fine, si la décote à l'achat suffit réellement à couvrir le coût de la rénovation visée.

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    4 — Où et comment repérer les opportunités avant les autres

    Les meilleures opportunités ne restent pas longtemps disponibles une fois publiées sur les portails classiques — la décote s'y érode rapidement face à la concurrence des autres acheteurs. Croiser directement les données DPE publiques avec les données de propriété permet d'identifier des biens et leurs propriétaires avant leur mise en marché formelle, plutôt que d'attendre qu'ils y apparaissent.

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    Identifiez vos prochaines opportunités avant qu'elles ne soient publiées

    Reeenov croise DPE, propriété et données de transactions sur une carte nationale interrogeable en langage naturel — pour repérer les biens à fort potentiel avant la concurrence.

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    Questions fréquentes

    Pourquoi les passoires thermiques intéressent-elles les marchands de biens ?

    Parce que leur décote à l'achat (5 à 20 % selon les zones) crée une marge de manœuvre pour financer les travaux de rénovation énergétique et dégager une plus-value à la revente, une fois le bien remis à un meilleur niveau de performance.

    Quelle est la rentabilité typique d'une opération achat-rénovation-revente sur une passoire thermique ?

    Elle dépend fortement du prix d'achat négocié, du coût réel des travaux et du marché local à la revente. Un chiffrage précis, basé sur des transactions comparables du secteur, est indispensable avant de s'engager — une estimation générique expose à une marge surestimée.

    L'audit énergétique est-il obligatoire pour vendre un immeuble classé F ou G ?

    Oui. La réglementation impose au vendeur la réalisation d'un audit énergétique lors de la mise en vente d'une maison individuelle ou d'un immeuble en monopropriété classé F ou G, avant la signature du compromis.

    Peut-on encore louer un logement classé G après travaux ?

    L'interdiction de mise en location concerne les nouveaux baux sur les logements classés G depuis 2025. Une fois le classement amélioré par les travaux de rénovation, le bien retrouve sa capacité locative normale.

    Comment repérer les meilleures opportunités avant qu'elles ne soient publiées ?

    En croisant les données DPE publiques avec les données de propriété — pour identifier directement les propriétaires susceptibles de céder un bien — plutôt qu'en attendant leur publication sur les portails d'annonces, où la décote s'est déjà en partie érodée face à la concurrence.