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    DPE & Réglementation 20 janvier 2026 3 min Jérémy

    Les 5 erreurs les plus fréquentes des syndics face aux nouvelles réglementations énergétiques

    Entre les lois qui changent, les diagnostics à anticiper et les AG à organiser, découvrez les 5 pièges les plus fréquents et comment les éviter.

    Les 5 erreurs les plus fréquentes des syndics face aux nouvelles réglementations énergétiques

    Réglementation énergétique + syndic = migraine assurée ?

    Entre les lois qui changent, les diagnostics à anticiper, les AG à organiser et les copropriétaires pas toujours au clair sur leurs obligations, il y a de quoi s'y perdre. Et parfois, de quoi faire des erreurs.

    Mais bonne nouvelle : la plupart des erreurs des syndics sur la réglementation énergétique sont connues… et évitables.

    Erreur n°1 : Penser que "ça ne concerne que les propriétaires"

    C'est l'erreur la plus répandue… et la plus piégeuse.

    Certes, le propriétaire bailleur est responsable de la performance énergétique de son bien. Mais dans une copropriété, le syndic est le chef d'orchestre de la gestion collective. Et les nouvelles obligations environnementales s'appliquent d'abord… à l'immeuble dans son ensemble.

    Concrètement, à quoi faut-il veiller ?

    • À ce que le DPE collectif soit réalisé pour tous les immeubles en monopropriété ou copropriété de plus de 15 ans
    • À ce que les étiquettes énergétiques des lots soient suivies de près (surtout en F ou G)
    • À anticiper les interdictions de location à venir (logements classés G interdits depuis 2023, F dès 2028…)
    • Et à prévoir les actions nécessaires via un plan pluriannuel clair et progressif

    Erreur n°2 : Ne pas anticiper le plan pluriannuel de travaux (PPPT)

    Depuis la loi Climat et Résilience, le PPPT (Plan Pluriannuel de Travaux) n'est plus un gadget ou une recommandation… c'est une obligation réglementaire pour toutes les copropriétés de plus de 15 ans.

    Un calendrier à ne pas louper

    • Les copropriétés de plus de 200 lots : depuis le 1er janvier 2023
    • Celles de 51 à 200 lots : depuis le 1er janvier 2024
    • Celles de moins de 51 lots : obligatoire dès le 1er janvier 2025

    Erreur n°3 : Négliger l'étiquette énergétique dans la stratégie de valorisation

    Pour les acheteurs comme pour les locataires, l'étiquette énergétique est devenue un critère de décision. Et pour les copropriétés, un mauvais classement peut rapidement devenir un frein à la vente, à la location… voire à la valorisation patrimoniale.

    Pourquoi ça compte autant aujourd'hui ?

    • Les logements classés G sont interdits à la location depuis 2023
    • Les F suivront dès 2028, puis les E en 2034
    • Et les banques commencent à intégrer le DPE dans les critères de financement

    💡 Un bâtiment qui passe de F à C, ce n'est pas qu'un bon point pour la planète. C'est aussi une hausse potentielle de valeur de 10 à 15 % à la revente.

    Erreur n°4 : Mal communiquer auprès des copropriétaires

    Les réglementations énergétiques sont déjà assez complexes comme ça. Quand l'information arrive mal, trop tard ou entre deux autres sujets en AG… ça devient un cocktail explosif.

    Le bon réflexe

    • Communiquer en amont de l'AG, pas au dernier moment
    • Utiliser des supports visuels clairs (infographies, schémas)
    • Proposer des réunions d'information dédiées avant les votes importants

    Erreur n°5 : Ne pas s'outiller pour piloter la conformité

    Gérer la conformité énergétique de plusieurs copropriétés avec des tableurs éparpillés, c'est comme vouloir piloter un avion avec une carte routière. Ça peut marcher… jusqu'au crash.

    Ce qu'il faut pour bien piloter

    • Un tableau de bord centralisé avec les échéances par copropriété
    • Des alertes automatiques sur les dates clés
    • Une vision consolidée des DPE, PPPT et travaux à venir

    Reeenov AI vous accompagne dans le pilotage de la conformité énergétique de vos copropriétés.